L’Afrique est entrée dans mon cœur alors que j’étais enfant, de façon surprenante, au cours d’un séjour familial dans un petit village du Haut-Rhin. Et ce désir d’Afrique ne m’a jamais quittée, bien au contraire. Il a toujours été un moteur dans ma vie et a guidé certains des choix les plus importants que j’ai faits. Ce rêve d’Afrique, j’ai bien souvent voulu le réaliser, mais sans jamais trouver ni le cadre idéal ni le moment pour le faire… Il fallait pour cela passer par certaines étapes et je comprends aujourd’hui combien ces étapes étaient nécessaires, et qu’il y a vraiment un temps pour tout…
En juillet 2018, j’ai eu l’occasion de partir pour la première fois sur le continent africain au cœur de la brousse ivoirienne pour un peu plus de deux semaines, afin d’encadrer un centre aéré pour les enfants. A l’excitation et l’enthousiasme de ce voyage s’ajoutaient la crainte d’être déçue et de ne pas être à ma place. Mais ce fut tout l’inverse ! J’ai aimé ce que j’ai vécu, j’ai aimé ces enfants incroyables, qui savent s’émerveiller de peu, sont avides de savoir et sont si généreux ! J’ai été fortement impressionnée par ces personnes aux conditions de vie difficiles mais pourtant pleines de joie de vivre et j’ai admiré leur force, leur ténacité et leur courage ! Ce fut un séjour certes court, mais qui a constitué une étape essentielle dans ma vie.
Dès mon retour, j’ai eu envie de repartir, pour une durée plus longue cette fois. Cela fait à présent un an que je me prépare à repartir. Mais cette fois, ce ne sera pas en Côte d’Ivoire, mais au Cameroun, et pour une durée de 6 mois environ. Je repars avec la même mission que la première fois, et vais cette fois-ci découvrir la vie d’une ville africaine puisque je vais travailler à Yaoundé, au CJARC (club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun), dans une école inclusive accueillant des enfants aveugles et malvoyants, mais aussi des enfants souffrant d’autres handicaps.
Je me réjouis de vivre cette nouvelle aventure et partagerai avec vous des moments-clés de ce séjour au Cameroun. Car une aventure ne vaut vraiment la peine d’être vécue que si elle peut être partagée !