Bonjour à toutes et à tous ! J’espère que chacun de vous se porte bien ! J’imagine que vous accueillez avec soulagement la fin du confinement, même si cela ne signifie pas un retour aux usages d’avant… Ici, les mesures se sont assouplies aussi, surtout pour des raisons économiques. De nombreuses personnes vivent de l’économie informelle, gagnent leur pain chaque jour et n’ont pas de quoi faire des réserves ici. C’est le cas des taximen, des petits commerçants et vendeurs, des coiffeurs,… Une majorité de la population vit sans être assurée d’avoir un revenu quotidien, sans savoir de quoi demain sera fait. On travaille dur ici, et beaucoup de personnes sont obligées d’avoir plusieurs activités pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Il n’y a pas de sécurité sociale ici, pas d’Etat redistributeur… Le nôtre est certes défaillant, mais il faut reconnaître que nous avons encore de nombreux privilèges, dont nous devrions nous réjouir chaque jour ! Et cela devrait nous motiver à nous engager à défendre un État social et redistributeur, visant à diminuer les inégalités sociales !

Les mesures de confinement ont fortement pénalisé ces personnes vivant de l’économie informelle, qui n’ont plus pu pratiquer leur activité ou alors de manière réduite, ce qui a considérablement nui à leurs conditions de vie. De nombreuses personnes n’ont perçu aucun salaire les deux derniers mois…

Bien souvent, ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont les plus touchées par la pauvreté, à l’instar des personnes handicapées. Et les mesures de confinement les ont plus fortement pénalisées encore !
Grâce à un don fait au CJARC, nous avons pu procéder à une distribution alimentaire à une centaine de personnes handicapées. Le don est certes modeste, mais il a permis d’aider un peu ces personnes, qui ont reçu avec reconnaissance leur paquet !